Le Trail pour les débutants (l’article 2)

Bravo, vous pouvez vous féliciter d’avoir cliqué sur cette deuxième partie de la série “débuter en Trail”. Sans plus attendre, voici ce que nous allons voir :

– Comment faire le grand pas et réaliser sa première séance.
– Comment j’apporte mon petit plus à travers mes articles et ce que cela vous apporte à vous.
– Comment s’entraîner à son rythme.
– Comment le fait de te fixer un objectif va te faire décoller.

Comment faire le grand pas et réaliser sa première séance ?

Allez y, parce que oui, il faut bien commencer un jour. Winking smile Si vous avez déjà commencé c’est très bien, essayez la prochaine fois si vous ne l’avez pas déjà fait, de réaliser tous les petits exercices que je vais vous partager pour votre entraînements.

Alors oui, on vous l’a déjà répété énormément de fois, à l’école ou n’importe ou, l’échauffement est important. Vous vous dites que c’est inutile et je vous comprends. Moi même j’avais parfois la flemme de le faire c’est donc pour ça que j’ai décidé de reprendre un petit exercice qui permet de s’échauffer même quand on a pas envie. Vous connaissez peut-être les gammes en course à pieds. Style montée de genoux, tallons fesses, tous ça la. Smile Alors maintenant je vous propose qu’avant votre séance vous fassiez au moins (pour commencer) 10 tallons fesses et 10 montées de genoux. En s’appliquant sur la technique et en le réalisant de la meilleure manière qu’il soit. Si vous voulez apprendre  à réaliser une bonne montée de genoux cliquez ici : “https://www.litobox.com/exercice-courir-sur-place.

Donc vous l’aurez compris, le principe est de commencer tout doucement, parce qu’on est d’accords, 10 pas vers l’avant et 10 pas vers l’arrière, ça ne va pas vous rendre malade. Le but étant, au lieu de passer le paillasson de votre porte, penser au 40 exercices d’un échauffement complet que j’aurais pu vous proposer, vous dire “j’ai la flemme” et passer directement à la séance, cette fois ci vous pourrez vous dire “non, je peux quand même faire 10 montées de genoux et 10 tallons fesses, ce n’est pas si long… Voilà par quoi commencer votre première séance. Evidemment que 10 montées de genoux suffisent pas, mais il faut commencer doucement sinon vous abandonnerez. Restez conscient qu’il existe des échauffements plus complet, mais ne vous inquiétez pas, pour votre première séance, on vous pardonnera. Maintenant place à la séance, le meilleur moment lorsqu’on débute et le pire quand toute motivation redescend. Winking smile Maintenant allez y, il faut se lancer, pour l’instant courez sur le plat, inutile de vous dire qu’en trail il y aura des montées… J’ai commencé par la, si j’avais su plutôt je serais allé autour d’une piste. Enfin c’est comme vous voulez, piste ou pas piste, sortez seulement courir sur du plat pour prendre conscience du délire dans lequel vous vous êtes lancé. Smile Inutile que cela dur trop longtemps, entre 10 et 15 min pour un début, ce sera largement suffisant. Maintenant comme avec l’échauffement, vous connaissez surement deux trois bases d’étirements, des petites actions que vous réalisez ou avez réalisé à l’école. Super, faites 30 secondes d’étirements (évidemment du côté des jambes) et l’idéal est que ce soit trois exercices que vous connaissez par cœur. Encore une fois le but est de tester, de voir dans quel chantier on pose les pieds. Cela peut paraître logique, mais votre première séance ne sera pas une sortie de 4 heures avec relance et tout le charabia derrière.

Le Trail pour les débutants

“Il vaut mieux courir 5 minutes tous les jours que courir une fois 4 heures puis se relâcher derrière.”

Comment j’apporte mon petit plus à travers mes articles et ce que cela vous apporte à vous.

Oui, on parle essentiellement de trail, mais, pour moi ce qui fait que quelqu’un progresse, c’est sa complémentarité par rapport à sa vision de vie. On a tous des passés différents, des obligations et contraintes différentes, mais on a tous cette envie de courir. Alors personnellement, je ne vous apprendrais pas à “mieux courir” mais à suivre des méthodes, à vous sentir bien, prendre du plaisir et progresser aussi bien en Trail que certains domaines de votre vie qui s’y rapproche. Par exemple la nutrition, un point trop négliger, que je vous apprends à maitriser. J’essaye donc d’apporter une vision de la course, qui dépasse la course elle même. C’est plus dans le bien être et la complémentarité d’une vie qui se joue. J’essaye évidemment de vous apporter toute la valeur que je puisse vous apporter.

Le Trail pour les débutants

Comment s’entraîner à votre rythme ?

Bien sur, vous connaissez peut-être cette personne qui est passé du diabète de type 3 à superman des temps moderne et tous ça en moins d’un mois. Soit il vous ment, soit sa physiologie devrait être interdite, vous allez progresser plus ou moins vite, à un rythme qui sera le votre et j’espère que vous retiendrez que c’est avant tout pour soi qu’on le fait, si vous courrez pour les autres, il y a un problème d’objectif et il ne faut pas se mesurer aux autres lorsqu’on débute. De plus je ne pense pas qu’il faille se concentrer sur l’objectif final, mais ça c’est encore un autre sujet : https://blog-course-en-montagne.com/comment-garder-la-tete-hors-de-leau-dans-les-moments-de-doute/

Après un certain temps d’expérience je ne vous cache pas, que se comparer aux autres peut avoir du bon, mais dans l’ensemble quand on débute, on ne pense pas à ces choses la. Donc, vous allez progresser vite ou moins vite, certains vont sécher en une soirée les articles de cette série et dans 1 mois il s’aligneront sur leur premier 10 km. Pour certains, il va falloir 6-7 mois, pour d’autres des années et souvenez vous qu’il n’y a aucun soucis avec ça, prenez conscience que l’on part pas tous du même niveau aussi bien dans le Trail que dans notre vie. Donc si la progression met du temps à arriver ou vous joue des tours, ne vous accablez pas et prenez le temps de vous poser la question : Est-ce que ma méthode d’entraînement est efficace De toutes façon les facteurs de la progression ne se comptent pas sur le bout des doigts. Il y en a tellement que c’est impossible de tous les prendre en compte, même si avec des efforts on peut s’approcher d’une parfaite maitrise de tous ces facteurs. Ne réfléchissez pas trop et pour l’instant concentrez vous sur ce que vous avez à faire sans trop vous prendre la tête.

Comment le fait de te fixer un objectif va te faire décoller

Parce qu’on sera d’accord sur un petit point, il n’y a rien de plus frustrant que d’aller courir sans vraiment savoir pourquoi tu le fais. Donc oui, tu me diras la passion prends le dessus, aimer courir, il n’y a besoin de rien d’autres, mais c’est faux. Dans les moments de joie tout va bien, tu cours au vent, c’est marrant. Mais qu’en est-il quand il fait –5°C dehors, qu’il pleut et que la gadoue envahit les sentiers ? Ha bah la, tu as beau aimer courir, ça m’étonnerait que ton autre passion pour regarder la télé se mette de côté le temps de t’offrir une bien belle séance. Winking smile

C’est pour cela qu’il faut avoir un pourquoi fort, une raison de se donner à 100 % malgré toutes conditions. (Réfléchissez-y longuement, c’est le point le plus important ! Vraiment !)

Le Trail pour les débutants

Ce pourquoi peut venir de n’importe ou et je ne peux pas l’inventer à votre place, peut-être est-ce un bien être au fond de vous même que vous recherchez, perdre du poids, avoir une meilleure confiance en vous, performer sur des courses qui vous tiennent à cœur, que l’on vous prenne pour ce que vous n’êtes pas ? En disant cela, je vous met en garde sur votre réel objectif. Winking smile Toujours avoir en tête qu’on court pour soi et pas pour les autres, parce qu’on connait beaucoup de monde qui parlent parent parlent mais ne font pas partis de ceux qui se donnent le pus à fond. Voilà, vous avez compris, il faut identifier le pourquoi et ça c’est la première étape. Une fois identifié, il va falloir fixer un pallier à atteindre, un objectif sur la durée. Tout dépend de votre investissement et de ce que vous visez mais l’objectif doit au moins se situer dans les 2 prochaines années.

Au maximum 10 ans, au delà, vous risquez de tomber dans un cercle vicieux en vous disant “bon bah c’est bon j’ai encore 10 ans pour le réaliser” mais ne vous inquiétez pas, je reviens trois lignes plus tard sur une méthode qui vous empêchera de penser comme ça. Alors évidemment, si votre objectif est de courir un 10-15 km vous n’allez pas le reporter à 10 ans… Pensez à être cohérant dans vos choix, si vous voulez vous aligner sur l’UTMB ou escalader l’Everest, vous allez avoir du mal à réaliser tout ça en 2 ans.

Attention je ne dis pas que c’est impossible, seulement il va falloir s’investir. Open-mouthed smile Une fois que votre objectif est clair et définie il va falloir rajouter des semis objectifs. Parce qu’un objectif situé dans 10 ans (je le disais plus haut) vous permettra de procrastiner et vous rappeler le fait que vous avez le temps, puisque 10 ans c’est quand même un sacré nombres d’années. Maus il n’y a aucun soucis avec ça, parce que vous allez maintenant vous fixer un objectif (plus facile d’accès) à réaliser à la moitié du temps pour votre objectif principal.

Si votre objectif est de courir l’UTMB dans 4 ans, fixez vous un objectif qui peut être (par exemple) un trail de 100 km au milieu, soit 2 ans après votre commencement. Et après cela, vous allez vous fixer des objectifs au quart et trois quart de l’objectif final. Après, bien sur, vous pouvez encore vous en fixer d’autres à différents moments, mais pensez quand même à rester focus dans ce que vous faites et dans une seule chose à la fois.

Evidemment, maintenant que ces objectifs sont mis en place, il va falloir les approcher, pour cela je vous laisse libre cours à votre mental.

Merci d’avoir lu ce 2ème article de cette série. Sans plus attendre, voici ce que nous verrons dans le 3ème article :

– Comment instaurer des petites habitudes grâce à l’autodiscipline ?
– Comment varier les séances ?
– Comment créer son propre plan d’entraînement ?

Le Trail pour les débutants (l’article 1)

Bienvenue dans le premier article d’une série rien que pour vous. SI vous avez cliquer sur “débutants, ici c’est pour vous” ce n’est pas parce que vous aimez le golf et je l’ai bien compris. Winking smile Dans ces 4 articles (Le Trail pour les débutants) je vous explique comment progresser efficacement, rapidement, je vous explique les bases et vous évites des erreurs qui coûtent du temps.

Dans ce premier article je vous parle :

– Des avantages à courir en montagne.
– Comment prendre du plaisir et non que ce soit une torture ?
– Comment trouver ce qui vous attire, ce qui vous donne l’envie d’aller en montagne ?
– Par ou commencer ?

Les avantages à courir en montagne

Vous serez beaucoup à penser qu’il n’y a aucun plaisir à se mettre minable en pleine montagne. Mais si il y en a. Moi, je suis là “juste” pour vous montrer que ça va bien plus loin que de perdre du poids, devenir plus endurant ou être en bonne forme. Parce que si vous êtes la pour ça, c’est bien mais je vous demande de trouver une motivation plus profonde. Parce que oui, vous serez motivés, mais il est facile de craquer lorsqu’on fait ça pour une seule et simple raison. Alors que si vous en avez après une passion, après un rêve, un objectif et plusieurs raisons de vous y mettre, alors oui, la vous serez inarrêtable.

Le Trail pour les débutants

D’abord, on va se mettre d’accord, les décors sont juste extra ! Oui ça dépend de l’endroit ou tu vas mais dans l’ensemble, les montagnes sont plutôt belles. Winking smile Juste être au milieu d’un endroit magnifique, s’imaginer et rêver. Certains vont être touchés plus que d’autres (surtout si vous venez de la ville) mais dans l’ensemble c’est un gros plus de courir dans de beaux coins.

Est-ce qu’on peut parler du bien être après une séance, de l’endorphine, de tous ces petits mécanismes du corps qui font qu’on se sent extrêmement bien après son entraînement ?

Pour ce point là, nous allons pas tous être d’accord. Que pensez vous de la solitude ? En montagne, seul, il n’y a personne et pour certains c’est reposant, pour d’autres c’est stressant, pour certains c’est magique, pour d’autres c’est chiant, pour certains c’est inexplicable et pour d’autres c’est inexplicablement chiant. Donc oui, si vous aimez bien être tous seul vous serez heureux, si vous avez besoin de votre entourage pour être bien, désolé mais en montagne on est souvent en solo. Alors oui, vous pouvez courir avec des amis, mais quelque part vous écrasez une partie du plaisir de l’entraînement en solo et c’est dommage. Sachez aussi que cela peut être une excellente sortie de zone de confort. En plus dans le temps on s’y habitue.

Les quelques inconvénients :

On ne peut pas faire comme si il y en avait pas. Winking smile

Que pourrait on reprocher au Trail ? Peut-être que c’est un sport très physique, dans le sens ou il est éprouvant, tant bien au niveau du cœur que des muscles. Il demande de la patience et de la persévérance, parce que les résultats arrivent vraiment vraiment doucement.

On peut aussi parler du danger, mais ce sujet implique vraiment ceux qui prennent des risques démesurés.Je vais bientôt écrire un article sur les dangers en montagne, comment l’appréhender, lui sourire sans lui obéir. Sachez seulement qu’en Trail, c’est rare d’être exposé à de grands risques, sauf si bien sûr vous comptez gravir le mont-blanc en baskets, mais sinon ne vous préoccupez vous pas de cela pour l’instant. Je vous rappelle que vous débutez, restez sur les sentiers et amusez vous. Lorsque vous aurez de l’expérience et quelques années d’entraînement derrière vous, vous pourrez vous renseigner sur la prise de risque (évidemment sans se tuer ou se blesser).

J’ai peut-être oublié les conditions météos, qui sont parfois parfaites et parfois hideuses. Dans tous les cas, si vous allez un peu en altitude, il fera souvent froids. Je dis ça pour les personnes un peu frilleuses, ou qui ont souvent froids. Dans ce cas la, une seule solution, mettre plusieurs couches sur les épaules. Tout dépend de vous, mais je sais qu’avec l’expérience, on s’y habitue et nous finissons par avoir beaucoup moins froids, quelque soit la météo.

Nous pouvons aussi reprocher les distances qui peuvent être très très longues. Tout dépend du coin dans lequel vous allez mais la plupart du temps on grimpe un sommet et la descente paraît interminable. Pour certains ce sera une joie car ils sont à l’aise, profite de la montagne s’amuse, mais dans le fond, si la descente vous casse les pieds, c’est normale, on est humains, ça fait mal aux jambes, c’est plus long que ce qu’on pensait. Bref pas l’idéal (Vous pouvez toujours descendre en parapente, mais la c’est encore un autre investissement Winking smile). Il y a beaucoup de courses qui dépassent les 20, 40 ou encore 100 kms. C’est impossible de se sentir serein quand on entend parler de tous ça. Mais ne vous inquiétez pas, parce qu’avec le temps, vous trouverez ces distances plus courtes et vous ne sentirez plus les kms défiler sous vos pieds.

Oups, j’ai placé plus d’inconvénients que d’avantages. Open-mouthed smile Mais après tout, si vous êtes vraiment motivés, les avantages ou inconvénients ne vous feront pas douter !

Comment prendre du plaisir et non que cela devienne une torture ?

Alors oui, ce n’est pas facile tous les jours, on a mal, les résultats n’arrivent pas et on pourrait se remettre en question après chaque entraînements. Mais rassurez vous, on peut prendre du plaisir à courir en montagne. Quelque chose d’à la fois indescriptible et sensationnelle, que vous découvrirez après vous être lancé. Vous pouvez aussi vous amuser dans vos entraînements. J’en parle dans certains de mes articles, mais je publierai un article complet sur ce sujet très prochainement.

Un autre point pour que cela ne vous paraisse pas monotone, ennuyant. Variez les séances, vous verrez dans les prochains articles que je vous parle de différentes séances, toutes plus importantes que les autres et que si vous priorisez une séance par rapport à une autre vous allez vous ennuyer (même si certaines sont à réaliser en plus grande quantité que d’autres, bizarre, je me contre dit, mais ne vous inquiétez pas vous allez comprendre). Vous pouvez aussi changer le terrain de votre entraînement. Surtout au début, on a tendance à vouloir rester sur ses sentiers préférés, on a ses petites habitudes, mais on progresse mieux en variant les sentiers et puis on vit des choses incroyables de partout, alors qu’au même endroit, c’est un peu (redondant).

Le Trail pour les débutants

Comment trouver la petite flamme en vous, le petit pincement, la petite folie qui va vous donner envie de tout arracher ?

Je ne suis pas passionné par la course en montagne. Je suis passionné par la nature, le goût de l’effort et la musique. Si on combine les trois, cela donne de la course en nature avec de la musique dans les oreilles. Cette activité s’appelle le Trail. Donc vous comprenez que c’est un ensemble d’activités qui définissent ce que je pratique.

Tout d’abord, si vous avez le goût de l’effort c’est quand même mieux étant donné qu’un Trailer est principalement basé sur ça. De base, n’importe quel sportif a le goût de l’effort (c’est préférable). Ensuite si vous avez envie de courir, vous aimez la nature, les arbres, le vent, les conditions parfois “compliqués” alors le Trail est fait pour vous. Smile

Je vous invite à lister toutes les activités qui vous procurent des émotions extra. Voyez si elles ont un lien avec le Trail et si elles peuvent s’associer.

L’ensemble de toutes ces petites choses vous amènerons à ce “petit quelque chose”. Cette petite flamme, ce petit pincement, cette envie de réussir est le résultat de tous ces aspects mis ensemble.

Par ou commencer ?

Vous pouvez maintenant accéder au 2ème article de cette série. Voici ce dont je vous parle dans le 2ème article :

– Comment faire le grand pas et réaliser sa première séance.
– Comment j’apporte mon petit plus à travers mes articles et ce que cela vous apporte à vous.
– Comment s’entraîner à son rythme.
– Comment se fixer un objectif va vous faire décoller.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article, au plaisir de courir et surtout amusez vous ! Smile